« J’ai eu le temps de voir ma mère se prendre le dernier coup de couteau » : le cri de douleur de Stella

Emilie Poyard

Dimanche soir, Sylvia a été poignardée à Oberhoffen-sur-Moder (Bas-Rhin) par son compagnon. Elle avait pourtant porté plainte et  déposé une main courante. Sa fille Stella livre un témoignage bouleversant et veut comprendre : pourquoi sa mère n’a-t-elle pas été protégée ?

Retenez bien ce prénom : Sylvia. Il vient s’ajouter à l’insoutenable liste des victimes de féminicides. Depuis le début de l’année, Sylvia est en effet la 131e femme à être assassinée par son compagnon. Elle est décédée dans les bras de sa fille dimanche soir. Stella raconte sur l’antenne de « France Bleu Alsace » que sa mère lui a téléphoné à 23h pour l’appeler « à l'aide », car son compagnon avait « de nouveau caché un couteau ». Sylvia, quarante ans, lui avait annoncé son intention de divorcer. Comme de nombreuses autres femmes confrontées aux violences conjugales, elle avait notamment sollicité l’aide de la gendarmerie : il y a trois mois, elle avait déposé une main courante, et il y a quelques semaines une plainte pour menace de mort contre son époux. L’homme devait être entendu… en décembre !

« Les gendarmes de Bischwiller ont mis une demi-heure à arriver »

« Cela fait trois, quatre ans qu’ils étaient ensemble et trois, quatre ans qu’elle est rouée de coups, qu’elle n’a jamais voulu parler par peur pour elle et pour le défendre. On voit où ça mène aujourd’hui », a confié Stella avant de raconter les derniers instants de sa mère. « J'ai entendu crier, je suis partie dans ma voiture, j'ai mis trois minutes à venir de Bischwiller. Les gendarmes de Bischwiller, qu'on a appelés avant de partir, ont mis une demi-heure à arriver », s'indigne Stella sur « France Bleu Alsace ». « J'ai eu le temps...

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