J’ai testé pour vous : la chirurgie réfractive

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Ne rien voir avant d’avoir enfilé ses lunettes au réveil, être à nouveau aveuglé en passant du froid au chaud en raison de la buée sur les verres, rêver qu’enfin quelqu’un invente les essuie-glaces pour montures… Si vous vous reconnaissez, peut-être pourriez-vous bénéficier d’une chirurgie réfractive. Myope depuis l’âge de 7 ans, j’ai sauté le pas tardivement… à 42 ans. Eh bien surprise : le résultat est épatant. Mais surtout, l’opération, courte et sans douleur, m’a donné l’occasion d’une expérience finalement plutôt amusante.

Quelques gouttes 3 jours avant

J-3 avant l’opération : le chirurgien me prescrit des gouttes antibiotiques à instiller 3 fois par jour. Préparation plutôt simple chargée d’éviter la présence d’une bactérie indésirable le jour de l’intervention. Celle-ci est fixée un vendredi à 14 heures. Pourquoi vendredi ? L’intervention n’étant pas prise en charge par l’Assurance-maladie, je ne peux bénéficier d’un arrêt pour les jours qui suivent. Le week-end sera donc consacré à la courte convalescence post-opératoire.

Mais avant cela donc, me voici dans la salle d’attente du bloc opératoire de la clinique Sourdille de Nantes. Le Dr Vincent Guerzider y opère ici deux vendredis après-midi par mois environ 6 patients. Un travail à la chaîne ? Plutôt des interventions bien rôdées, encadrées par une équipe dynamique et professionnelle.

Une infirmière m’accueille dans la salle qui précède celle contenant les lasers. Je suis déjà parfaitement détendue – voir joyeuse – grâce au cachet de Xanax prescrit une heure avant. « Parfois les patients s’endorment dans la salle d’attente », s’amuse l’infirmière. « On a failli ne pas pouvoir opérer une patiente qui avait un fou rire interminable. » L’équipe ne s’ennuie pas donc.

Une dizaine de secondes par œil

Assise sur une chaise je dois attendre que les gouttes anesthésiantes instillées par l’infirmière fassent effet. Une dizaine de minutes pas plus et me voilà guidée par la même infirmière vers la salle suivante. Enfin, deux lasers imposants vont pouvoir corriger ma vision. Allongée sur un lit chirurgical mobile, je dois suivre attentivement les instructions de l’équipe afin de permettre au laser puis au chirurgien d’opérer en toute sécurité. Mon job ? Garder les yeux grands ouverts (avec l’aide d’un écarteur en plastique souple quand même) et fixer longuement un point de lumière verte. Facile ? Oui et non. Je n’ai ressenti aucune douleur, mais l’idée qu’on vous touche le globe oculaire peut être impressionnante. D’où l’intérêt du Xanax.

Cela étant, la durée de l’intervention même est vraiment courte. Une dizaine de secondes par œil, et ce, deux fois puisque deux lasers interviennent. Le premier pour découper une coupole dans la partie superficielle de la cornée, le second pour pratiquer l’abrasion de la cornée – trop longue dans le cas de la myopie. Ce second laser produit un bruit et une odeur de brûlé. Logique et pas si impressionnant qu’on peut l’imaginer.

Ne reste plus au chirurgien qu’à replacer la coupole à sa place. Il semble caresser le globe oculaire avec des onguents humides. Voilà ! « C’est tout ? ». Je ne suis plus myope mais il faudra encore attendre quelques heures pour que j’en profite.

Des coques pour dormir pendant une semaine

Avant de pouvoir repartir chez moi, accompagnée bien sûr, je dois rester une quinzaine de minutes en observation. Une fois que le chirurgien a vérifié que tout était en place (ouf !), peut commencer la phase post-opératoire. Dans mon cas, outre les gouttes antibiotiques et lubrifiantes à mettre dans l’œil régulièrement, celle-ci a commencé par une longue nuit de sommeil, sans doute aidée par le désormais fameux benzodiazépine.

Le vrai miracle dans tout ça ? Aucune douleur véritable, à part quelques picotements et sensations de grains de sable passagers. Des gouttes à mettre régulièrement pendant une semaine et l’œil un peu sec. Ah et aussi de « jolies » coques transparentes à se coller sur le visage pour protéger les yeux de tout frottement incontrôlé durant la nuit. Pas glamour mais il faut bien ça, car il faut bien le dire, on oublie vite qu’on s’est fait opérer les yeux !

Et surtout, malgré le coût élevé, environ 1 400 euros par œil pris en charge – partiellement ou totalement – par certaines mutuelles, le résultat est épatant.

A noter : A partir d’un certain âge, le chirurgien propose de laisser un dixième de myopie sur un œil afin de reculer un peu l’arrivée (inéluctable) de la presbytie.

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