« J'adore Huckabees » : la curiosité d’Eva Bester

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Chaque semaine, cette amoureuse des objets étranges et fantasmatiques nous présente une de ses trouvailles.

Après quelques décennies de fréquentation assidue de mon prochain, je crois pouvoir affirmer que nous sommes nombreux à ne pas trop nous aimer. C'est alors une vraie réjouissance de découvrir que les autres ne nous voient pas avec nos propres yeux, et, de ce fait, nous tolèrent. Dès lors, est-ce vraiment une bonne idée d'appliquer le fameux précepte « Connais-toi toi-même » ? Je vous recommande plutôt de regarder une comédie absurde, comme la trop peu connue « J'adore Huckabees » de David O. Russell, sortie en 2004, et dans laquelle le militant écologiste Albert Markovski (Jason Schwartzman, plus désabusé que Droopy) tente d'empêcher la construction d'un grand magasin appartenant à un faiseur ivre de possession (Jude Law sourire blanc fluo). Raillé par son ennemi, Albert rate tout ce qu'il entreprend et finit par faire une chose terrible, se regarder, ce qui mène à une conclusion encore plus terrible : il est nul et malheureux. Il consulte alors des « détectives existentiels » (Lily Tomlin et Dustin Hoffman avec une frange) qui acceptent de l'espionner pour trouver la source de sa détresse. N'étant pas convaincu par leur optimisme métaphysique, notre héros s'encanaille avec une dissidente nihiliste (Isabelle Huppert au sommet de la poker face) qui propose d'anesthésier temporairement l'inévitable souffrance engendrée par la pensée en se tapant sur la tête avec un ballon à intervalles réguliers. Je viens de le faire, ça n'a pas l'air...

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