"J'ai 30 ans et je suis vierge : voilà comment je vis la pression sociale"

Thaïs et Maeva ont deux points communs : elles sont trentenaires et vierges. Dans une société où les conversations autour du plaisir féminin se libèrent petit à petit, elles nous racontent ne pas encore y trouver l'écoute et le respect qu'elles désirent. Témoignages.

À 24 ans, 11 % des hommes et 16 % des femmes sont encore vierges. A 25 ans, 7 % des hommes et 13 % des femmes, rapportent plusieurs sondages. Certaines attendent - par choix ou non - jusqu'à 30 ans et plus. Thaïs, 31 ans et Maeva, 30 ans, sont de celles-ci. Pour des raisons divergentes, elles n'ont jamais eu de rapports sexuels. Elles nous racontent aujourd'hui pourquoi, et surtout décrivent ce qu'implique cette réalité dans une société où la sexualité est omniprésente.

Maeva, 30 ans : "Ce n'est pas un choix, plutôt un concours de circonstances"

"Avant que je ne penche sur le sujet, je préfère préciser : il n'y a rien de religieux dans ma démarche. C'est un truc qu'on me demande souvent. Tout le temps en fait. Je ne sais pas si les gens ont trop vu de documentaires sur les communautés chrétiennes américaines, mais plusieurs personnes ont déjà scruté ma main pour voir si je portais une bague de chasteté. Non. Si j'avais pu décider toute seule, j'aurais fait l'amour il y a longtemps. Il n'y a rien qui se rapproche de près ou de loin d'une volonté de préserver ma pureté pour le mariage. Ce n'est pas un choix, plutôt un concours de circonstances.

Il faut dire que je n'ai pas fait beaucoup de rencontres. J'ai suivi de longues études de lettres pendant lesquelles j'étais assez solitaire, pas vraiment le genre à sortir tous les jeudis soirs avec mon groupe de TD. Je me suis concentrée sur le travail parce que ça me passionnait, et j'aimais rentrer chez...

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