Jalousie entre frères et soeurs : comment réagir ?

Larmes, dispute, complexe d'infériorité, sentiment d'abandon... La jalousie fraternelle est un grand classique au sein des fratries. Comment gérer ces petites et grandes crises entre frères et soeurs ? Conseils et éclairage du psychanalyste Thibaud Le Clech et de la psychopraticienne Caroline Bréhat.

La jalousie fraternelle est un sentiment ancestral, comme en atteste encore le mythe de Caïn et d'Abel : Caïn, le fils aîné, tue son frère, Abel, car Dieu (le père) a préféré l'offrande de son cadet à la sienne. Dans toutes les fratries, le ressentiment n'est heureusement pas aussi violent, mais la jalousie entre enfants est un phénomène courant. Et elle provoque tristesse, colère, et souffrance. Comment les parents peuvent-ils y faire face ?


Ne pas banaliser

Quand elles ont été ignorées ou banalisées, les rivalités et rancoeurs de l'enfance resurgissent souvent des années plus tard, au moment de graves crises familiales telles que les décès ou maladies. C'est notamment un phénomène connu des notaires, qui témoignent que les conflits liés aux successions sont très souvent hors de proportion avec les sommes en jeu. Le préjudice ressenti alors est bien une résurgence de souffrance infantile, et les termes employés ne trompent pas : "enfant chéri", "chouchou", "égoïste"...


Dans l'enfance même, le sentiment d'inégalité éprouvé par un enfant vis-à-vis de ses frères et/ou soeurs est parfois très vif. Il peut s'agir de l'envie, ressentie par le plus jeune à l'égard de l'aîné, dont il n'a pas encore les prérogatives. C'est alors la tristesse qui prédomine, qui peut mener à de vrais affects dépressifs, et l'installation d'un complexe d'infériorité durable. Mais il peut aussi s'agir de la colère provoquée chez le plus âgé par l'arrivée du petit dernier, ce spoliateur, qui, littéralement, le détrône. Le plus souvent, cela donne lieu à des cris, des pleurs, et des bagarres récurrentes, qui peuvent épuiser les parents.

Un sentiment de jalousie normal

Quoi de plus naturel, au fond, pour l'enfant, que de se sentir menacé par l'arrivée d'un autre : peu importe ce qu'en disent les parents, l'intrus est convaincu qu'il perd réellement une part de leur amour et de leur attention. Et il ne suffit pas de dire : "Je t'aime... Lire la suite sur le site Terrafemina
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