Jardin : à la découverte du platane de Diane de Poitiers

Les intimes l’appellent l'arbre de Diane. Il aurait été planté vers 1556 par Diane de Poitiers en personne. La maîtresse d'Henri II se comparait en effet à la déesse Diane, chasseresse et souveraine des forêts. Pour admirer cet emblème, direction Les Clayes-sous-Bois dans les Yvelines, où le colosse trône toujours dans les jardins de l'ancien relais de chasse. Il atteint une hauteur de 31 mètres et une circonférence de plus de 8 mètres. Majestueux ! Seuls quelques platanes, dont celui du château de Santenay en Côte-d’Or, planté en 1599 sur ordre d’Henri IV, peuvent lui faire de l’ombre en France.

Une forme remarquable

En 1944, le château est incendié par les Allemands, ne laissant intacts que les deux tours avec leurs cloches et les communs. Heureusement, le platane est épargné. En 2000, il est couronné « arbre remarquable », label décerné au cours d’une cérémonie par l’association A.R.B.R.E.S. Ses grosses branches, en plongeant sous la terre, y ont créé des racines. De nouvelles boutures surgissent par marcottage naturel. Comme pour Diane de Poitiers, les années qui passent n'altèrent pas sa beauté !

Peut-être une légende

Et si son lien avec la favorite royale n’était finalement qu’une belle légende ? L’arbre en question est un platane commun. Or, cette espèce n’est signalée en France... qu’à partir du XVIIe siècle. « Il est donc fort peu probable que sa plantation date du XVIe siècle » explique Didier Le Fur, biographe de Diane. Qui plus est, d’après l’historien, aucune trace historique ne subsiste du passage de la belle aux Clayes-sous-Bois. Quoi qu'il en soit, l'antique platane mérite son titre d’arbre remarquable, décerné à 500 arbres sur les 12 milliards de la France métropolitaine.

Bientôt arbre de l’année ?

L’année dernière, le platane a concouru au titre d’arbre de l’année, sorte de Miss France forestier. C’est finalement un chêne-liège de Corse aux torsades insolites qui est monté sur la première marche du podium. Mais aux Clayes-sous-Bois, les habitants ne perdent

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