"J'aurais pu la trucider pour qu'elle cesse de bouger" : la misophonie ou quand les petits bruits deviennent un enfer

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Cette intolérance majeure aux petits bruits émis par autrui concernerait de 10 à 20 % de la population. Un trouble qui malmène les émotions autant qu'il gêne dans la vie quotidienne. Décryptage.

Une part d'ombre

Identifiée en 2001 aux Etats-Unis, la misophonie reste mystérieuse quant à son origine. On sait qu'elle ne s'apparente pas à un trouble auditif. Il ne s'agit ni d'acouphènes ni d'hyperacousie (la réception douloureuse de sons, perçus trop forts). Une autre difficulté s'ajoute à la recherche, encore balbutiante sur le sujet : la science ne parvient pas à s'accorder sur son caractère psychiatrique. Pour certains chercheurs en neurosciences, la misophonie relève du spectre des TOC (troubles obsessionnels compulsifs) ou de l'anxiété généralisée. Pour d'autres, c'est une sensibilité liée à un trauma passé.

Respiration forte, raclements de gorge, mastication et déglutition sonores, claquements de lèvres, tapotements du pied sur le sol, cliquetis frénétique d'un stylo… Cet inventaire à la Prévert reflète le type de sons que peut produire tout un chacun et qui devient insupportable pour une personne souffrant de misophonie (miso signifiant « détester » et phonie, « sons »). Cette réaction chronique aux bruits des autres – et même d'un proche – ne se limite pas à un agacement transitoire, elle représente un cauchemar émotionnel, source d'incontrôlables crises de colère, d'anxiété et de répugnance.

Quand l'agressivité s'en mêle

Pour Marion, 32 ans, manipulatrice en radiologie (Le Mans), « c'est devenu un handicap l'année du bac, tandis que nous révisions à cinq. Ma meilleure amie portait...

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