Le jeûne intermittent pourrait avoir un impact délétère sur les hormones féminines

Le jeûne intermittent consiste à s’alimenter uniquement durant certaines heures de la journée et à se priver de nourriture le reste du temps. Il est réputé pour ses vertus minceur, mais selon une nouvelle étude publiée dans la revue Obesity (source 1), il pourrait réduire la production d’hormones sexuelles féminines et impacter leur fertilité.

Deux mois de jeûne intermittent

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs de l’université de l’Illinois, à Chicago (Etats-Unis) ont étudié un panel de femmes, ménopausées ou non, souffrant d'obésité. Ces volontaires ont suivi un jeûne intermittent selon la méthode "régime guerrier" pendant deux mois. Elles avaient une fenêtre d’alimentation de 4 ou 6 heures par jour, illimitée en termes de calories. Une fois le délai passé, elles devaient s'adonner à un "jeune hydrique", autrement dit, elles ne pouvaient consommer que de l'eau.

Tout au long de l’étude, les spécialistes ont mesuré les différences de taux d’hormones grâce à des prises de sang et les ont comparés à un groupe témoin, dont les femmes ne suivaient aucun régime alimentaire particulier. Au bout de deux mois, sur la balance, les femmes ayant suivi le régime ont perdu 3 à 4 % de leur poids initial, tandis que les autres n’ont quasiment rien perdu. Elles ont également constaté une baisse de leur résistance à l’insuline, ce qui permet de mieux éliminer le glucose et les graisses.

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