Jean-Christophe Lagarde et sa belle-mère jugés en octobre pour soupçons d'emploi fictif

NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Jean-Christophe Lagarde et sa belle-mère doivent comparaître le 3 octobre devant le tribunal correctionnel de Paris à l'issue d'une enquête sur des soupçons d'emploi fictif parlementaire.

Le président de l'UDI et ancien député Jean-Christophe Lagarde et sa belle-mère Monique Escolier-Lavail doivent comparaître le 3 octobre devant le tribunal correctionnel de Paris à l'issue d'une enquête sur des soupçons d'emploi fictif parlementaire, a indiqué jeudi le parquet national financier (PNF), sollicité par l'AFP.

Jean-Christophe Lagarde, 54 ans, sera jugé pour détournement de fonds publics tandis que Monique Escolier-Lavail, la mère de son épouse, comparaîtra pour recel de détournement de fonds publics, a précisé le PNF qui avait ouvert une enquête préliminaire en 2017. Monique Escolier-Lavail a été employée à l'Assemblée nationale entre mai 2009 et août 2010, selon Libération.

"Nous contestons formellement les soupçons exprimés à l'encontre de Jean-Christophe Lagarde par le parquet national financier, au terme d'une enquête qui n'a été ni impartiale, ni contradictoire", a réagi auprès de l'AFP l'avocat de M. Lagarde, Me Yvon Goutal. "L'évolution de la procédure va enfin nous donner accès à des magistrats devant lesquels nous pourrons prouver l'innocence de mon client", a ajouté Me Goutal.

Plainte d'un conseiller municipal d'opposition

L'enquête préliminaire du PNF a débuté après la plainte en octobre 2017 d'un conseiller municipal d'opposition, Hacène Chibane. Dans cette plainte, il s'interrogeait sur l'activité d'assistante parlementaire de l'épouse de M. Lagarde, Aude Lavail-Lagarde, entre 2002 et 2014. Aude Lavail-Lagarde, maire de Drancy (Seine-Saint-Denis) depuis 2017 à la suite de son mari, avait démissionné de ses fonctions à l'Assemblée nationale en 2014 après qu'un militant centriste eut accusé Jean-Christophe Lagarde de l'employer illégalement. Dans sa plainte, Hacène Chibane affirmait également(...)


Lire la suite sur Paris Match

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles