Jean Nouvel à Al-Ula : naissance d'un acte culturel

Par Gilles Denis
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Jean Nouvel.
Jean Nouvel.

On ne présente plus Jean Nouvel ; et de moins en moins Al-Ula, le site archéologique saoudien qui doit devenir à terme le symbole de l'ouverture du royaume et de son développement touristique ? 2 millions de visiteurs annuels à l'horizon 2035. L'association des deux pourrait surprendre : l'architecte dont le motto est sans doute la célébration de l'esprit des lieux s'emparant de la réserve naturelle de Sharaan, pour y imaginer un hôtel. Ou comment créer un lieu d'hospitalité sur un site rimant avec naissance de l'humanité ? les premières traces d'activité humaine remontent ici à 200 000 ans, souvenirs nabatéens et « ?uvres d'art naturelles », pour reprendre le mot de Jean Nouvel commentant le travail de l'air et du temps sur les roches. « Une rencontre entre le paysage et l'histoire », poursuit l'architecte, qui entend embrasser dans sa réflexion et son projet autant les habitudes de vie des Nabatéens et leur rapport à l'environnement que la préservation de ce musée géologique et archéologique à ciel ouvert. Une ambition paradoxale redessinant des formes tout en s'effaçant dans le site, qui devrait aboutir en 2024 à l'ouverture d'un établissement de 40 suites et quelques villas permettant aux heureux élus une immersion sensorielle. Et Jean Nouvel de conclure : « Cette création devient en soi un acte culturel. »