Jean-Paul Enthoven, retour à la vie

·1 min de lecture

De son retour à la vie après une opération périlleuse, Jean-Paul Enthoven fait le récit le plus spirituel et bouleversant de la saison. 

Lorsqu'il était petit, son père lui avait expliqué que l'enthousiasme était son cousin puisque les cinq premières lettres de ce mot étaient aussi celles du début de leur nom. L'enthousiasme, Jean-Paul Enthoven en fit un frère, traversant les deux tiers de son existence en heureux du monde, pratiquant l'art de la joie comme un art de vivre. Si, il y a des années, une femme – Violante dans ces pages, Aurore dans un autre roman – mit à mal son sixième sens du merveilleux, l'écrivain retrouva sa ligne de conduite aux côtés de Vita, splendide antidote, et généreuse antithèse à Violante. Jusqu'à ce qu'une balle… de tennis lui fasse mordre la poussière et révèle un défaut de fabrication de son aorte. Lors d'une opération gigantesque, de battre son cœur s'est arrêté 155 minutes, le transformant, ce temps précis, en un « vivant-mort ».                                                                                     

« Les Raisons du cœur » conte son long réveil ; ces jours d'entre-deux où, perfusé de morphine, l'esprit de l'écrivain bat la campagne de ses souvenirs, converse avec ses fantômes, Michel Berger et Françoise Sagan qui, de son vivant, lui délivrait des ordonnances littéraires, une bonne dose de Proust comme remède à tous les chagrins. Autour de lui, les vivants s'agitent, et Enthoven en est le portraitiste drôle et génial : l'acteur célèbre de la chambre voisine, obsédé par les nichons des infirmières, son...

Lire la suite de l'article sur Elle.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles