#JeSuisMaltraitante : le hashtag qui dénonce le manque de moyens des sages-femmes

Lydia Menez
·1 min de lecture

Anne Roy, sage-femme, a lancé une pétition pour demander plus de personnel dans les maternités. Son concept, « une femme = une sage-femme », permettrait un meilleur accueil des patientes sur le point d’accoucher.

« Je n’ai pas pu prendre en charge la douleur de cette femme qui venait d’avoir une césarienne. Je l’ai laissée trainer dans des serviettes hygiéniques trempées de sang. » Le témoignage d’Anna Roy est un cri d’alarme. Cette sage-femme, autrice du podcast Sage-Meuf lance un appel pour réclamer de meilleures conditions de travail dans les hôpitaux.

Elle raconte une garde particulièrement douloureuse où elle n’a pas pu prendre en charge toutes les patientes arrivées à la maternité. Cette nuit-là, elle prend conscience que, depuis des années, ses conditions de travail n’ont cessé de se dégrader. « J’ai entrainé une cascade d’évènement terribles. Malgré moi. Mais de fait, c’est moi qui ai posé ces actes. C’est moi qui ai été maltraitante. » confie-t-elle.

1 femme = 1 sage-femme Anna Roy, sage-femme et autrice du podcast Sage-Meuf, lance un appel pour en finir avec les maltraitances que les soignants font subir aux femmes, malgré eux.#Jesuismaltraitante #Jesuismaltraitant #Noussommesmaltraitees pic.twitter.com/QutKdMitjm

November 17, 2020

Une femme = une sage-femme

Anna Roy, souhaite que la France adopte le modèle anglais du « one to one » : à chaque salle d’accouchement sa sage-femme. Cela éviterait, selon elle, de se retrouver avec trois ou quatre patientes à gérer en même temps, en plus des urgences.

Pour mobiliser l’opinion publique, elle lance, avec quatre autres femmes (Clémence Sarlat,...

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