Jeunes délinquants: ces familles les aident à se reconstruire

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Prendre un nouveau départ, éviter la case prison ou la récidive. Pour les jeunes auteurs de délits, âgés de 13 à 18 ans, il existe une alternative aux établissements surveillés (foyer, centre éducatif fermé): le placement en famille d'accueil. On en compte actuellement 500, partout en France. Un nombre hélas insuffisant, estime la Protection Judiciaire de la Jeunesse, qui en fait la promotion*. Pour certains adolescents fragiles ou trop influençables en collectivité, le placement en famille d'accueil semble plus adapté. "Cette solution permet à ces jeunes abandonnés ou rejetés par leurs parents de retrouver un cocon, une stabilité affective, des habitudes de vie avec des horaires et des repas pris ensemble", explique Valérie Valeix, responsable de l’Unité Educative d’Hébergement Renforcé Diversifié de la PJJ à Voisins-le-Bretonneux (78).

Pour postuler, aucun critère n'est requis, hormis un casier judiciaire vide. Célibataire ou en couple, avec ou sans enfant, en milieu rural ou urbain, peu importe. "L’essentiel est de disposer de qualités relationnelles, d’écoute, d’autorité et de patience", précise la PJJ. Une fois sélectionnés, ces bénévoles perçoivent une indemnité journalière de 40 euros, le reste des dépenses (transport, habillement, soins, etc.) étant pris en charge par la PJJ. Surtout, les familles sont accompagnées sept jours sur sept par des éducateurs et des psychologues. "Une personne référante se rend au domicile chaque semaine et nous restons joignables à tout moment (...)

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