Les jeunes trans sont 4 fois plus susceptibles de souffrir de troubles du sommeil, selon une étude

Ben Blennerhassett

Un phénomène alarmant. Dans une étude récente publiée dans la revue Journal of Clinical Sleep Medicine, l'Université du Michigan révèle que les adolescents et les jeunes adultes transgenres sont 4 fois plus susceptibles de souffrir de troubles du sommeil par rapport à leurs homologues cisgenres. Ces perturbations nocturnes se traduisent principalement par des insomnies - les jeunes trans sont 5,4 fois plus susceptibles d'en souffrir - mais aussi par des risques d'apnée du sommeil, 3 fois plus fréquents chez ces derniers.

Pour trouver ces chiffres, les chercheurs ont analysé une base de données regroupant les informations de santé de plus d'un million de jeunes américains entre 12 et 25 ans, pour se concentrer sur un échantillon de 2 600 individus transgenres ou jeunes ne se conformant pas aux normes de genre. Parmi elleux, la moitié suivait une "thérapie d'affirmation de genre", et avait donc accès aux soins médicaux permettant une transition, relève le site News Medical.

Chez ces mêmes individus - et c'est là que l'étude devient très pertinente - les scientifiques se sont aperçus que les troubles du sommeil étaient en moyenne 2 fois moins importants. Pour les chercheurs, les chiffres délivrent donc un message clair : l'accès aux traitements d'affirmation de genre "pourrait conférer un effet protecteur sur les troubles du sommeil" chez les jeunes trans.

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