JoeyStarr, bad boy très stylé

Egérie de la griffe Figaret,  à 52 ans, celui que l’on surnomme  « le Jaguar » a troqué ses sweats pour le costume et la chemise blanche, le temps de notre séance photo. Interview.  

Paris Match. Les géants du luxe s’approprient la culture urbaine, l’allure des rappeurs. Le directeur artistique de la mode homme Louis Vuitton, Virgil Abloh, est aussi DJ. Qu’en pensez-vous ?
JoeyStarr. C’est ridicule. Les fringues sont chères, ça ne me fait pas rire du tout. Ça crée des paradoxes. Je discutais avec un pote qui fait l’entrée d’une boîte de nuit, il me disait que les mecs s’habillent comme nous dans les années 1990, avec tout et n’importe quoi, ils singent quelqu’un d’autre.

De toutes vos activités artistiques, la musique, le théâtre, le cinéma, laquelle vous enrichit le plus ?
J’adore tout, j’aime ça parce que ce sont des modes d’expression différents. C’est une manière de me sortir de cette peau “JoeyStarr”, de ne plus être au centre de l’histoire. Travailler avec d’autres gens, bouger, se retrouver dans un autre contexte, ça fait du bien. Dans le rap, on a toujours raconté des histoires, ou on s’en est raconté. Le cinéma, le théâtre, c’est dans la continuité, mais là on fait partie des rouages d’un récit.

Vous vous êtes révélé en homme de théâtre dans “Eloquence à l’Assemblée”, on vous retrouvera dans le rôle complexe d’un monstre, Elephant Man, mis en scène par David Bobée. Qu’est-ce qui vous relie à ce rôle ?
N’est pas forcément monstre qui en a l’air. Je pense que David est venu me chercher pour mon passé. Aujourd’hui, je suis, paraît-il, un peu rentré dans les normes. Alors qu’en fait, quand on me connaît, je n’ai pas vraiment changé. C’est surtout le monde autour de moi qui a évolué.

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Je suis hyper flatté qu’il reste quelques doux dingues qui ont envie de travailler avec des gens comme moi

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On vous a perçu différemment. Votre carapace peut-être.
Je n’ai jamais cherché la notoriété. On s’est(...)


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