Une journée dans les pas d'Agnès Buzyn, candidate in extremis à la mairie de Paris

Catherine Robin

L'ex-ministre de la Santé a repris in extremis le flambeau LREM pour briguer la mairie de Paris. Notre journaliste a passé une journée dans les pas de la candidate. Récit.  

Sa victoire, elle y croit dur comme fer. Un mélange d'assurance tranquille et de spontanéité de néophyte. Agnès Buzyn s'est lancée, dimanche 16 février, dans sa toute première campagne électorale. Après l'abandon de Benjamin Griveaux, l'ancienne ministre des Solidarités et de la Santé, hématologue de profession, s'est glissée avec aisance dans la peau de la candidate LREM à la Mairie de Paris. Entre réunions pour ajuster le programme, coups de téléphone pour élargir son réseau et premières poignées de main aux Parisiens, l'adversaire, entre autres, d' Anne Hidalgo et de Rachida Dati, a moins de quatre semaines pour convaincre. Alors, chaque minute compte.                

7 h 40. Elle passe le portail sans charme de son immeuble du 5e arrondissement. Au bout de la rue, le jardin du Luxembourg et, plus loin, la tour Eiffel. Difficile de trouver perspective plus parisienne. En boots confortables, manteau classique en laine beige, châle bariolé, Agnès Buzyn saute dans un bus pour rejoindre son QG de campagne, à Montparnasse. Les nuits d'une candidate sont-elles les mêmes que celles d'une ministre ? « On dort déjà très peu quand on est ministre. J'ai encore perdu deux heures de sommeil ! On n'a plus le temps de s'écouter. Je suis d'un naturel assez poli. Là, j'ai l'impression d'être beaucoup plus brutale, je vais droit au but, je n'ai plus le temps de “périphraser” », lance-t-elle.                

8 heures. En descendant du bus, l'ancienne...

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