Journée des forêts : nous sommes tous des Idéfix

Par Bernard Quiriny
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Au-delà de ses vertus écologiques, la forêt agit aussi sur le moral de l'homme, et sans doute sur son comportement en société.
Au-delà de ses vertus écologiques, la forêt agit aussi sur le moral de l'homme, et sans doute sur son comportement en société.

C'était, dimanche dernier, la Journée mondiale des forêts. J'aurais dû publier la présente chronique le jour J, histoire d'être raccord, mais j'ai trouvé plus logique d'aller me promener en forêt. Les feuilles n'ont pas encore poussé ; la forêt pas été mise au courant que le printemps est arrivé. Elle prend son temps, orgueilleuse et fière. Peut-être aurait-il été plus judicieux de caser la Journée mondiale des forêts en automne, quand elles sont le plus belles, avec leurs feuilles flamboyantes. Mais sûrement, toutes les places à l'automne étaient déjà prises pour d'autres causes, vu qu'il y a des journées mondiales d'à peu près tout, qui remplissent le calendrier. Qu'importe ! Le 21 mars, c'est très bien aussi ; il n'y a pas de mauvais moment pour proclamer son attachement aux forêts, s'y séparer un peu de nos semblables, laisser derrière soi les tracas du monde et déambuler pensivement au milieu des grands hêtres qui nous toisent.

Cette journée des forêts n'a pas tellement fait la une de la presse, laquelle est occupée par des sujets autrement plus graves comme la nouvelle guéguerre entre Biden et Trump, ces deux grands du monde auxquels la plupart des arbres de nos forêts, cela dit, survivront pendant longtemps. J'ai tout même lu quelques articles et tribunes sur la journée des forêts, tous passablement alarmistes quant à l'état des forêts françaises. La surface globale des forêts ne baisse certes pas (ce serait même le contraire), mais l'exploitation in [...] Lire la suite