Journal d'un infirmier libéral non-confiné : “J’appréhende une seconde vague, peut-être pire que la première”

Alice Pfeiffer

Pendant le confinement, mes journées n’ont pas vraiment changé : grâce à ma carte professionnelle, je pouvais sortir comme avant. Je n’ai pas arrêté de travailler car mes patients avaient toujours besoin de moi à domicile. Arrêter une prise en charge serait de la non-assistance à personne en danger. Certains salarié·es ont exercé leur droit de retrait ou ont démissionné. Dans ce cas, le poste est repris par un.e autre infirmiers·ères, mais ça ne fonctionne pas comme ça dans le libéral.

“J’ai l’impression d’être au travail tout le temps.”

Je vois une vingtaine de patients par jour et me déplace en voiture. Quatre-vingt dix pour cent ont plus de 80 ans, donc je devais faire extrêmement attention, en privé également. Je porte un masque tout le temps, que je travaille ou pas, je me lave les mains sans arrêt chez moi, j’utilise le gel hydroalcoolique, je fais des machines à 60 degrés tous les soirs, j’ai l’impression d’être au travail tout le temps. Pendant la période de confinement, je n’ai vu personne. Je suis en couple donc je ne suis pas seul chez moi mais je n’ai vu aucun ami ou membre de ma famille. J’ai demandé à mon compagnon de suivre les mêmes gestes que moi, je ne peux pas prendre le risque d’être contaminé.

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