"Qui veut être mon associé ?" (M6) : la production donne-t-elle de l'argent aux investisseurs ? Julien Courbet répond

Femme Actuelle : Pouvez-vous nous expliquer, en quelques mots, le principe de la nouvelle émission de M6 Qui veut être mon associé ?Julien Courbet : Le concept est très simple : vous avez envie de monter votre boîte et vous avez besoin d'un partenaire pour vous permettre de gagner du temps, par ses conseils et par son réseau. Sur le plateau, vous allez vous retrouver face à cinq investisseurs [Marc Simoncini (Meetic) Frédéric Mazzella (Blablacar), Éric Larchevêque (Ledger), Catherine Barba (Cashstore, PEPS Lab), Delphine André (GCA Transport et Logistique) et Marc Vanhove (Bistrot Régent), en réalité, six en tout, qui tourne en fonction des tournages. ndlr.]. Il faut arriver à les convaincre lors d'un grand oral d'une heure. Vous leur dites : "je veux X milliers d'euros pour Y pour cent de mon entreprise", puis vous faites votre exposé. Les cinq investisseurs vont investir leur propre argent, ce n'est pas celui de la chaîne, ni celui de la boite de production.

Comment se passe ce grand oral ?J.C. : Les investisseurs vont poser beaucoup de questions. L'idée doit être originale. Il faut qu'ils sentent, en quelques minutes, que vous allez pouvoir porter le projet. Ils n'attendent rien financièrement de l'émission, ce n'est pas ça qui va les rendre plus ou moins riches. Ils cherchent surtout un coup de coeur. Plusieurs cas de figure peuvent se présenter. Le premier : ça ne marche pas, personne ne veut y aller. Mais l'aspect positif c'est qu'on leur explique pourquoi c'est refusé. Deuxième cas de figure : ils décident d'investir. Alors, il peut il y en avoir un ou plusieurs. Dans ce dernier cas, c'est au chef d'entreprise, venu présenter son idée, de choisir la personne avec qui il veut construire son projet. Ce côté main dans la main transpire dans l’émission et fait que cela devient une aventure humaine et non plus une émission de business. Maintenant, la vraie tension vient quand même du fait que c’est leur propre argent. Qu’on le veuille ou non, quand on fait un chèque

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