Juliette Binoche révèle avoir été abusée sexuellement dans son enfance

Branle-bas de combat dans le monde du cinéma. Paris Match révélait hier la véritable raison du départ d'Adèle Haenel lors de quarante-cinquième cérémonie des César qui s’est déroulée vendredi 28 février 2020 dans une ambiance pour le moins tendue. Condamné pour détournement de mineure aux Etats-Unis en 1977 puis accusé par douze femmes d'agressions sexuelles, sans véritable suite judiciaire, le réalisateur Roman Polanski était en effet nommé à douze reprises pour son film J'accuse. Quand il a été sacré meilleur réalisateur, Adèle Haenel s’est levée, suivie par Céline Sciamma, la réalisatrice de Portrait de la Jeune fille en feu, et a quitté la salle. C’en était trop pour celle qui a dénoncé les agressions sexuelles qu’elle aurait subies de la part de Christophe Ruggia.

C’est désormais au tour de Juliette Binoche, habituellement très discrète sur sa vie privée de se confier. Et de lever le voile sur un pan terrible de son enfance. Dans une longue interview accordée à Marie Claire, paru le jeudi 5 mars 2020 l’actrice âgée de 55 ans explique pourquoi elle a été touchée par le témoignage d’Adèle Haenel. A l’affiche du film La Bonne Épouse de Martin Provost, elle évoque d'abord son engagement auprès des droits des femmes dans le cinéma et le débat que suscitent les scènes de nu féminin. Sans cacher qu’elle a pu se retrouver dans des cas compliqués à gérer au cours de sa carrière. "Je crois que la nudité du cinéma est nécessaire, car être nu fait partie de la vie . Mais comment la filmer est une vraie question. Il m'est arrivé dans les années 80 de me retrouver dans des situations difficiles".

Il est arrivé à Juliette Binoche de ne pas savoir "comment se dépatouiller de tout ce fatras." Et d’expliquer : "J'ai bataillé, c'était parfois difficile, à la limite de l'humiliation, mais j'ai eu très tôt, je crois, l'instinct de me préserver physiquement parce que j'avais subi dans l'enfance des situations de malaise". Avant de préciser qu’elle a "connu des problèmes avec un maître

(...) Cliquez ici pour voir la suite