« Jusqu'en enfer », la curiosité d’Eva Bester

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Chaque semaine, cette amoureuse des objets étranges et fantasmatiques nous présente une de ses trouvailles.

J'aime les films d'horreur car des inconnus y sont persécutés par des démons plus terribles que les miens. L'épouvante d'origine surnaturelle a ma préférence parce qu'elle permet de trouver le réel plaisant en comparaison. Réalisé en 2009 par le docteur en hémoglobine Sam Raimi, « Jusqu'en enfer » est un délicieux navet dans lequel une employée de banque à la blondeur angélique voit son ambition annihilée par une malédiction. Son erreur ? Avoir refusé de prolonger le prêt hypothécaire d'une vieille Gitane à œil translucide et dentier baladeur (prothèse étrangement garnie de chicots répugnants, ce qui ne laisserait pas d'étonner la très convenable fédération internationale des dentiers).

Seule au monde

La vieillarde humiliée jette alors un sort à la jeune femme : dans trois jours, celle-ci sera propulsée en enfer. En attendant, des mouches la colonisent, des spectres rôdent et son visage devient le réceptacle d'à peu près toutes les sécrétions possibles – les morts aussi souffrent de maux d'estomac. Raimi macule l'Amérique aseptisée d'immondices grandguignolesques et l'on rit entre chaque sursaut, notamment quand l'héroïne justifie d'un air consterné son refus de sacrifier un animal par un « Je ne peux pas, je suis végétarienne ! ». Mais au-delà du comique, sa solitude trouble. Des personnages lui font sentir qu'elle est remplaçable, les médiums ne l'aident qu'en échange de sommes considérables et l'on en viendrait...

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