Karin Viard : « Je voulais ce rôle à tout prix »

Marie Deshayes

En nounou glaçante, elle nous épate dans « Chanson douce », le thriller de Lucie Borleteau. Entretien avec une actrice qui respire la sincérité dans la vie comme à l’écran.

Aviez-vous lu le roman de Leïla Slimani, Prix Goncourt 2016 ?
Karin Viard - 
Bien sûr ! Je suis même à l’origine de ce projet d’adaptation. Pour la première fois de ma carrière, j’ai demandé à un producteur d’acheter les droits pour moi. Je voulais à tout prix jouer ce personnage, avec cette folie qui se dissimule d’abord sous une certaine douceur. J’adore les faits divers pour ce qu’ils révèlent de notre humanité. Quand une affaire me passionne, je regarde les émissions, j’achète le Nouveau Détective, je lis tout. Le fait divers est un matériau en or pour mon métier. Il repousse les limites du possible, nourrit la machine à jeu…

Comment s’est passé votre travail avec la réalisatrice Lucie Borleteau ?
Karin Viard - 
Au départ, j’avais soufflé le nom de Maïwenn pour réaliser le film mais, pour des raisons personnelles, elle a préféré ne pas le faire. Lucie Borleteau est alors arrivée. J’ai adoré l’idée que ce soit une femme qui s’empare de ce thriller, un genre longtemps dévolu aux garçons. Et c’est un enchantement de voir cette jeune génération travailler, d’apprendre d’eux, de partager. Lucie est un modèle inspirant, femme, mère, réalisatrice… J’aime beaucoup l’être humain et la cinéaste, ouverte à une vraie collaboration et attentive aux suggestions.

C’est-à-dire ?
Karin Viard - 
Il y a parfois des idées préconçues sur les acteurs : certains réalisateurs pensent que l’on va marche...Lire la suite sur Femina.fr

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