Karine Lacombe : son coup de gueule contre l’attitude des Français dans les commerces

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"Personne n'est mort de ne pas avoir acheté de machine à laver", a-t-elle ironisé. Karine Lacombe, cheffe du service des maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Antoine à Paris, était l'invitée d'Anne-Elisabeth Lemoine dans C à vous mardi 3 novembre 2020. Face au rebond de la crise sanitaire causée par le coronavirus depuis maintenant huit mois, la spécialiste n'a pas pu s'empêcher de pointer du doigt le comportement excessif des Français dans les centres commerciaux. Et pour cause, depuis l'annonce du second confinement national il y a moins d'une semaine, les rayons de certains commerces autorisés ont été fortement saturés et ce, malgré le bilan catastrophique des décès liés au Covid-19. Pour l'infectiologue de Paris, ces achats sont tout simplement "dérisoires" et représentent un risque bien trop important.

Selon Karine Lacombe, le gouvernement ayant opté pour un confinement plus souple sera contraint de serrer la visse si les chiffres ne faiblissent pas. L'appel au bon sens et à la responsabilité des Français lancé par Emmanuel Macron ne semble pas suffire : "Ça me fait rire parce que c'est quand même une drôle d'image de la société de consommation dans laquelle on se trouve. Personne n'est mort de ne pas avoir acheté de machine à laver pendant la première vague mais beaucoup de personnes sont mortes après avoir contracté la Covid-19", a expliqué Karine Lacombe. Selon la cheffe du service des maladies infectieuses, certains achats auraient pu attendre la fin du confinement : "On n'achète pas de machine à laver pendant un mois, on l'achètera en janvier. Ça me paraît dérisoire, c'est pas grave d'attendre quinze jours ou trois semaines pour en acheter !"

Au contraire, Karine Lacombe est revenue sur la nette progression du chiffre d'affaire de certains commerces après le premier confinement : "On a bien vu après la levée du confinement, le boom et le rebond économique qui ont été constatés", a-t-elle déclaré, évoquant également les "épargnes monstrueuses" réalisées (...)

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