Katja Schönherr, l'écrivaine bergmanienne qui a eu raison de prendre son temps

Gérard Lefort
·1 min de lecture
© Suzanne Schwiertz
© Suzanne Schwiertz

En cette rentrée hivernale, Marta et Arthur, premier roman, sort du lot à la fois par la rugosité de son sujet et l’ascétisme de son style. Un couple de quinquagénaires en plein marasme conjugal, jusqu'au matin où la femme découvre son mari mort dans son lit. Mort naturelle ? Meurtre ? Une écriture clinique.

On songe à un inédit de Bergman. Le cadre y incite : une station balnéaire sur la Baltique. Contactée à Zürich où elle réside, chroniqueuse littéraire pour l’hebdomadaire NZZ am Sonntag (édition dominicale du quotidien zurichois Neue Zürcher Zeitung), Katja Schönherr dit : “Je fuis le pittoresque, j’ai inventé une ville abstraite. Pour ne pas distraire la lecture et rester concentrée sur la relation toxique entre Marta et Arthur.

Portrait d’une femme flouée

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