Les "Kellys", ces femmes de ménage espagnoles qui militent pour de meilleures conditions de travail

La rédaction avec l'AFP
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Depuis 2014, les «Kellys - contraction de «las que limpian», en espagnol : «celles qui nettoient» - militent contre la sous-traitance du ménage qui les épuise et les appauvrit.

À force de manifester sous les fenêtres des hôtels, les "Kellys", femmes de chambre espagnoles, ont remporté plusieurs victoires et colporté en Europe leur revendication : en finir avec la sous-traitance du ménage qui les épuise et les appauvrit. "On montre du doigt des hôtels en allant crier juste devant leurs portes "ici, on exploite", alors ils ont un peu peur de nous", résume une porte-parole du mouvement, Myriam Barros, 40 ans.

Ces femmes discrètes, que les clients des établissements ne font qu'entrevoir quand elles poussent leur chariot dans le couloir, se transforment en "guerrières", explique-t-elle, une fois leur tee-shirt vert de militante enfilé. Le mouvement "las Kellys" - contraction de "las que limpian", en espagnol : "celles qui nettoient" - est né en 2014 sur Facebook. Deux ans plus tard, une association est créée. Depuis, "elles sont parvenues à rendre visible aux yeux de la société le travail très dur de plus de 150.000 femmes de chambre", applaudit Gonzalo Fuentes, du syndicat Commissions ouvrières.

400 chambres pour 800 euros nets

Deuxième destination touristique mondiale en 2018, l'Espagne a connu une année record en accueillant 82 millions de touristes étrangers. Mais les Kellys jouent les trouble-fête. Sur Twitter, la section madrilène des Kellys s'adresse directement au vacancier : "Ne loge pas dans un hôtel où le ménage est sous-traité. Si tu ne le fais pas pour nous, fais-le pour toi car la qualité des étoiles n'est plus une garantie et l'hygiène n'est qu'apparente".

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