Kinésiophobie : quand la peur de souffrir freine la rééducation

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L'Ordre des masseurs-kinésithérapeutes définit la kinésiophobie comme "une peur excessive et irrationnelle de faire certains mouvements ou de participer à une activité, que ce soit à la maison, au travail, pendant les sports ou les loisirs".

Explication. En règle générale, lorsqu'on subit une blessure ou un traumatisme physique douloureux (par exemple : une chute au ski, une opération du genou, une fracture de la hanche...), on est en mesure de reprendre une activité physique normale après une période de rétablissement.

Mais chez les personnes, qui souffrent de kinésiophobie, on observe le développement de "pensées catastrophistes" : le kinésiophobe est - de façon totalement irrationnelle - paniqué à l'idée de remobiliser le muscle ou l'os concerné, il est terrifié à l'idée de souffrir à nouveau, il craint de faire certains mouvements qui, selon lui, pourraient aggraver son état de santé... "La peur de souffrir prend le dessus" résume Johanna Rozenblum, psychologue clinicienne.

À noter : la douleur et/ou le traumatisme n'ont pas besoin d'être très importants pour que se développe une kinésiophobie. Un "simple" mal de dos peut parfois générer cette peur irrationnelle d'avoir mal !

Paralysé par la peur, le kinésiophobe en arrive à éviter certains mouvements, voire l'activité physique dans sa globalité. Cette phobie peut également nuire à une éventuelle rééducation, par exemple chez le kinésithérapeute : "les personnes kinésiophobes vont percevoir la rééducation comme un potentiel (...)

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