L'édito de ELLE : « Amour toujours »

©Laura Sciacovelli

Se retrouver... Vingt ans après. C'est l'objet des témoignages de cette semaine. Mais on aurait tout aussi bien pu choisir : trois, cinq, dix, quinze ans après… tant se retrouver quand on s'est aimé autrefois, même brièvement, est une expérience en soi. Il y a d'abord l'intimité des corps. Quasi immédiate. Comme une reconnaissance. Entravée par le temps qui a filé, les autres amours, tout ce que l'on ne s'est pas encore dit. On y va sur la pointe des pieds, et c'est encore plus délicieux, tout en se permettant des audaces, des raccourcis au goût de privilège. Il y a aussi ces mots, ces expressions communes aux anciens amants, comme une langue que l'on croyait morte ou enfouie, et qui jaillissent à brûle-pourpoint, irrésistibles : un code secret qui exclut tous les autres et vous laisse seuls au monde sur une page à écrire. Un serment ? Et puis se retrouver vingt ans après, c'est ne pas voir le temps qui passe. C'est avoir imprimé l'autre dans ses jeunes années, petite icône qui ne vieillit jamais, forever young ? Presque un miracle ! La meilleure crème de jouvence. Plus tard, avec un peu de chance, on pourra plastronner un peu : glisser, l'air de rien, « nous sommes ensemble depuis… vingt-cinq ans », sans s'attarder sur les trous d'air, les va-et-vient, et voir le regard ébahi ou envieux de son interlocuteur. Respect ! Car ces années, on les chérit. On en est fort. Un petit trésor de complicité et de sensualité, amassé souvenir après...

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