L'édito de ELLE : la beauté au scalpel

Voilà plus de cent ans que la chirurgie esthétique est entrée dans la vie des gens comme une chose, si ce n’est normale, plutôt banale. Les techniques se sont sophistiquées et, aujourd’hui, on croise moins souvent dans la rue ces « ratages » qui, il y a encore vingt ans, nous sautaient aux yeux (rappelons que les bouches gigantesques et les fronts figés sont rarement l’œuvre de chirurgiens, mais plutôt de « praticiens » pas toujours homologués). Pourtant, cette semaine, Dorothée Werner a recueilli six témoignages édifiants de femmes qui regrettent d’être passées sous le bistouri de « vrais » médecins. Ce qui frappe, en les lisant, c’est ce sentiment de culpabilité qu’elles partagent. Comme si, en 2022, c’était toujours « mal » de toucher à son corps ou à son visage, comme s’il y avait deux poids, deux mesures : devenir blonde, perdre dix kilos, investir dans des produits antirides luxueux, c’est O.K. Mais s’attaquer plus frontalement à nos complexes, c’est s’exposer à un jugement pire que celui des autres : le nôtre.

À lire aussi >> Chirurgie esthétique : une pro analyse les erreurs qui font basculer un visage

Ce qui étonne dans les récits de ces déçues de la chirurgie esthétique, c’est que la plupart ne disent pas que leurs opérations ont été ratées, plutôt que ce sont elles qui, soudain, ont regretté de ne plus voir, dans leur miroir, le nez d’un père disparu, les paupières d’une grand-mère...

Lire la suite de l'article sur Elle.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles