L'édito de ELLE : « Aux côtés des Afghanes »

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Elle s'appelle Malalai, elle est infirmière, elle a 23 ans. Une jeune femme comme tant d'autres, une jeune femme de sa génération. Il y a un mois, elle postait des selfies sur Instagram et des vidéos sur TikTok, portait un jean, un voile à fleurs, un crop top sous sa veste, et sortait le vendredi soir avec Mashal, Gulalai et Sunbol, ses jeunes sœurs. La nuit du 15 août, sa vie s'est arrêtée. En larmes, elle a cassé son vélo, symbole de liberté, avec lequel elle filait dans les rues de Kaboul. Ses cadettes, elles, ont brisé leur sitar et leur violon. Toutes ne sortent désormais plus que couvertes d'un épais hijab, les yeux baissés.

La voix des Afghanes

Quand Ava Djamshidi, notre reporter, accompagnée du photographe Philippe de Poulpiquet, les a rencontrées, elles ont insisté pour être « la voix des Afghanes ». Elles ont voulu raconter la sidération, la peur, l'angoisse, la résistance, et leurs espoirs aussi. Poser à visage découvert et témoigner, sans dissimuler leurs identités, malgré les risques que cela représente et avec un courage inouï. Ce même courage qui pousse, dans le pays, chaque jour, des centaines de femmes à défier le nouveau pouvoir taliban en place. « Je préfère mourir qu'être enterrée vivante », disent-elles. En 2001, une femme en burqa faisait pour la première fois la couverture de ELLE. Vingt ans après, c'est le regard bleu de Malalai qui nous interpelle. Parce que la vie des Afghanes est aujourd'hui réduite à de...

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