L'édito de ELLE : carton rouge

©Chris Colls

L'édito de la semaine.

Imaginez. Interdiction d'étudier, de se marier, de voyager, de travailler, de se faire soigner… … sans la permission d'un père, d'un frère ou d'un mari. Au Qatar, la tutelle régit tout. Plus patriarcal, tu meurs. Même divorcées, les femmes restent dépendantes de leur ex-conjoint qui conserve le tutorat principal de leurs enfants. Et alors que les époux peuvent avoir jusqu'à quatre compagnes en même temps, l'épouse peut être considérée comme « désobéissante » si elle quitte son foyer ou se refuse à des rapports sexuels. Une vie entravée. Un long confinement « au sein du foyer, mais aussi des liens matrimoniaux où elles peuvent être victimes d'abus », constate Rothna Begum dans un rapport de Human Rights Watch.

Vers un changement ?            

La Coupe du monde de football, qui débute dimanche 20 novembre, sera-t-elle l'occasion de mettre en lumière ces innombrables discriminations qui touchent les Qataries, et plus encore les migrantes venues travailler – pour beaucoup des Philippines – parfois au péril de leur vie ? C'est certain. Est-ce que cela changera quelque chose, au-delà de la compétition ? Il est permis d'en douter. On se souvient que, en 2018, c'est la Russie qui accueillait le Mondial. Quant à l'Amérique, en pleine digestion post-électorale, elle se désintéresse de la question : le soccer, c'est pas sa « cup ». « N'importe quelle publicité est une bonne publicité », disait Warhol. La preuve : Amnesty...

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