L'édito de ELLE « Corps et désaccords »

Depuis son autorisation dans les piscines de Grenoble, le burkini enflamme à nouveau le débat national. Le maire Éric Piolle (EELV) mène « un combat pour qu’on arrête de poser des interdits sur le corps des femmes ». Le gouvernement dénonce une « insupportable provocation communautaire ». Et voilà le féminisme embarqué dans un débat piégé, visqueux, tant il charrie de confusions et d’instrumentalisations politiques et/ou racistes. Au centre, l’éternelle question qui fâche et sert à défendre tout et son contraire : la liberté des femmes à disposer de leurs corps.

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Mix des mots « burqa » et « Bikini », ce maillot couvrant le corps de la tête aux cuisses est revendiqué au nom de croyances religieuses et prescrit par les militants d’un islam politique assez peu républicain. Libère-t-il les femmes ? La question semble fantasque à l’heure où celles qui refusent la burqa à Kaboul risquent leur vie. Pourtant c’est l’argument-phare, repris par Sandrine Rousseau (EELV) : « L’important est que ces femmes fassent du sport, qu’elles puissent s’émanciper » (France Inter, le 14 mai). Les hommes resteront interdits de short de bain « pour des raisons d’hygiène ». La liberté de se couvrir ne concerne donc que les femmes… et leurs corps désignés comme suspects.                                                                                           ...

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