L'édito de ELLE : « Deux femmes, X et Z, sont sur un bateau »

·1 min de lecture

Deux femmes sont dans un bateau. Appelons-les X et Z, car ce sont les lettres emblématiques de leurs générations. Elles sont peut-être mère et fille, amies ou simplement collègues que plus de vingt années séparent. Elles sont toutes deux féministes, mais trop souvent elles ne se comprennent pas. Quand X entend Z revendiquer le droit d'allaiter en public, elle se souvient que son combat de jeune mère, à elle, c'était de pouvoir donner un biberon sans être jugée, car ainsi, le papa pourrait assurer une nuit sur deux. Quand Z dit qu'il y a tant de choses à faire encore, tant de pans de patriarcat à faire tomber, X prend la mouche et affirme que non, sa génération n'a pas roupillé depuis trente ans. Z se marre : « Ah oui, tu veux parler de ces centaines de dîners que tu as servis le soir à ton mec, tout en tenant des grands discours sur la parité ? » Touchée. Pour lutter contre le « male gaze », Z ne veut plus porter de soutien-gorge ni s'épiler, et ça, X, ça la consterne, alors elle dit quelque chose comme : « On peut être mignonne et militante, non ? » Ce qui fait bondir Z : « Mignonnes ? Mais c'est exactement ce qu'on ne veut plus être ! » X ne se laisse pas démonter : « Pourquoi tu passes des heures sur Vinted, alors, si tu te fous de ton apparence ? » Z parle de féminisme intersectionnel, de convergence des luttes. X s'est construite sur l'idée qu'une femme n'était pas, ne serait jamais par essence une victime, pas plus qu'un...

Lire la suite de l'article sur Elle.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles