L'édito du ELLE : « Face à l'histoire »

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C'est le procès du siècle. Un procès attendu par les familles des 130 morts, les 493 blessés, les centaines de personnes psychotraumatisées, tous victimes des attentats du 13 novembre 2015 et dont le besoin de justice ronge les entrailles depuis près de six ans. Un procès réclamé, aussi, par la nation tout entière, tant le traumatisme est fossilisé dans notre cerveau. Cette nuit d'horreur a modifié notre histoire et marqué à jamais nos vies.         

L'obsession de faire face      

Ce 8 septembre, date de l'ouverture des audiences, c'est la foule, les cordons de police partout, la valse des micros et des caméras qui colonisent les couloirs du palais de justice, et, au milieu de ce brouhaha, les visages tendus des parties civiles. Tous savent que ce procès, qui durera neuf mois, ne signifiera pas la fin de leurs douleurs, de leurs angoisses, des troubles du comportement développés depuis, des maux sourds et chroniques. Mais il constituera une étape décisive dans la reconstruction.                

On l'a souvent lu et entendu, ces attentats sont notre 11-Septembre. Hasard troublant du calendrier, le procès arrive alors que nous commémorons les vingt ans des attaques qui ont fait basculer l'Amérique. À cette occasion, notre journaliste Isabelle Duriez est repartie à la rencontre de Julia Rathkey, qu'elle avait interviewée dix ans après le drame. Celle-ci racontait comment son mari, David, avait eu le temps de l'appeler avant que la tour incandescente...

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