L'édito de ELLE : « Food à lier »

©Liz Collins

Pour vous, ça a commencé vers quel âge ? Dès l'enfance, en voyant les mères loucher sur les frites avant de se rabattre systématiquement sur la salade du jour ? Au collège, par imitation, en remarquant que certaines filles, les plus précoces sur le front de la féminité, évitaient consciencieusement de manger le pain de la cantine ? Plus tard, au lycée, face aux réflexions étonnées, rires ou moqueries quand vous croquiez dans un énorme cheeseburger bien gras ? Depuis votre premier régime, par hantise de prendre du poids ? On ne naît pas stressée face aux injonctions alimentaires, on le devient.             

Être une fille, puis devenir une femme, serait-ce forcément négocier avec l'alimentation du matin au soir ? Penser calories, index glycémique, protéines-glucides-lipides, en lieu et place d'un bon repas sans arrière-pensées, du plaisir de manger sans culpabilité ? On ne parle pas ici des troubles alimentaires pathologiques – qui ont par ailleurs explosé chez les jeunes filles depuis les confinements –, mais du stress des femmes face à leur assiette. Banal et ordinaire, vécu comme une seconde nature. Si répandu, indépendamment ou pas de la question du poids. Des années d'images de filles trop maigres, dans la mode, la pub ou dans les magazines féminins, sont passées par là. Résultat : un rapport à la table détraqué, un peu, beaucoup. Au minimum, une intranquillité, au pire, une angoisse au quotidien, comme le raconte notre...

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