L'édito de ELLE : « L'envie d'avoir envie ? »

©Claudia Knoepfel

Le « Rich porn » ? Sans doute le pratiquez-vous sans le savoir, vous aussi. Et ça n'a rien à voir avec des films « pour adultes », comme on dit pudiquement. De la même façon que le « food porn » consiste à faire défiler, fascinés, des photos de plats déments qu'on serait incapables de cuisiner nous-mêmes, le rich porn consiste à regarder vivre les riches, interloqués. Ici, on ne parle pas des nantis de base, évidemment, ces 7,3 % de Français décrétés riches par l'Observatoire des inégalités parce qu'ils gagnent 3 673 euros par mois après impôts, mais des vrais rupins, au magot stratosphérique (apparemment, à moins de 200 millions d'euros à la banque, on est petit joueur). Dire que ça intéresse les gens est un euphémisme : notre confrère « Challenges » fait, de loin, sa meilleure vente de l'année avec le classement des cinq cents plus grosses fortunes professionnelles et, sur les réseaux sociaux, les comptes des super-riches font le plein (aucune des dix personnalités les plus suivies sur l'ensemble des plateformes n'a un pactole inférieur à 300 millions d'euros). Comment vivent ces gens, que font-ils de vraiment différent de nous ? Eh bien, ils ont des domestiques : la sociologue Alizée Delpierre vient de publier « Servir les riches » (éd. La Découverte), livre dans lequel on découvre que plus qu'un yacht ou un jet privé, devenus un poil ploucs depuis cet été, le vrai marqueur d'une réussite éclatante, c'est d'avoir...

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