L'édito de ELLE : « Profils à risque »

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Incorrigible Mark Zuckerberg… Difficile de ne pas se faire cette réflexion en voyant la griserie du patron de Facebook et d'Instagram annonçant, avec son inoxydable air juvénile, que son entreprise, vieille de dix-sept ans, serait désormais baptisée « Meta » et mettait le cap sur un nouveau futur. Avec pour objectif de brouiller encore plus les frontières entre le virtuel et le réel. Les parents que nous sommes auraient très largement préféré qu'il révèle des mesures pour protéger nos enfants du danger de plus en plus préoccupant des réseaux sociaux. Force est de constater qu'ils sont, aujourd'hui, aussi menacés dans l'intimité de leur chambre que dans la rue en pleine nuit. Les filles plus encore. Le cas tragique de Dinah, 14 ans, qui a mis fin à ses jours le 5 octobre dernier, victime depuis deux ans de cyberharcèlement en raison de son origine et de son orientation sexuelle, nous le rappelle de façon glaçante. Citons la chanteuse Tessæ, qui nous donne des frissons dans son livre, « Frôler les murs », lorsqu'elle décrit ses crises de panique et les insultes dont elle a été victime : « Elle se croit belle alors qu'elle est moche, vas-y suicide-toi ! », entendait-elle. La dangereuse culture des likes, la dérive du pouvoir de l'image qui fragilise des ados en construction, sans parler du risque de prostitution de mineurs (TikTok et Snapchat seraient les principaux lieux de recrutement de jeunes filles), voilà ce qui nous tourmente, bien...

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