L'édito de ELLE : « Rentrée littéraire : à tout prix ! »

·1 min de lecture

Du goudron et des plumes ! Moqués, vendus, bidon… C'est quasiment un sport national, les Français adorent détester les prix littéraires puis, dès que les lauréats sont connus, les mêmes filent les acheter, et, quelques semaines plus tard, ils en farcissent les petits souliers de mamie et oncle Michel : bon Noël et joyeux Goncourt ! Paradoxe et miracle, le prix Goncourt justement et le Renaudot (les deux récompenses stars et ennemies, un peu comme le PSG et l'OM), et dans leur sillage les Femina, Médicis et Interallié continuent de faire vendre et de servir de boussoles dans un marché saturé de titres. 521 cette rentrée, forcément, tout le monde veut avoir une chance de gagner le gros lot : plus d'un million d'exemplaires vendus en France de « L'Anomalie » d'Hervé Le Tellier, Goncourt 2020.     

À lire aussi >>> Angèle, le retour d'une reine       

C'est une bonne nouvelle pour l'édition, mais est-ce une bonne nouvelle pour la littérature ? Oui, trois fois oui. On ignore si les jurés sont des prix de vertu, mais il y a de quoi pousser des cris de joie devant les finalistes cette année. Enfin, les femmes tirent leur épingle du jeu : la sidérante Christine Angot, la fantastique Agnès Desarthe, la bouleversante Anne Berest, l'enthousiasmante Clara Dupont-Monod récompensée par les jurées du Femina pour « S'adapter » (éd. Stock) après six lauréats masculins dans les six dernières années. Les jeunes talents, Abel Quentin et Maud Ventura en...

Lire la suite de l'article sur Elle.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles