Législatives : l’abstention pourrait être historique

© ALEXANDRE BRE/SIPA

Après une présidentielle déjà meurtrie par la non-participation des inscrits, voilà que les élections législatives risquent d’atteindre des records d’abstention les 12 et 19 juin prochains.

On sait les élections législatives plus boudées que certaines autres par une large part des électeurs potentiels. On sait aussi que, plus généralement, la désertion croissante des urnes s’observe dans tous les scrutins. Déjà, au premier tour de l’élection présidentielle, le 10 avril dernier, le taux d’abstention avait atteint les 26 %, chiffre qui n’avait pas été dépassé depuis les 28 % du premier tour de 2002.

Comme il en est devenu la coutume désormais, les spécialistes et politiques s’inquiètent déjà du taux d’abstention aux prochaines législatives de 12 et 19 juin prochains. Et il s’annonce déjà très élevé. En 2017, 51,3 % des inscrits ne s’étaient pas rendus dans l’isoloir. En 2022, un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour « La Figaro » a estimé que la non-participation pourrait cette fois atteindre les 54 %. Du jamais vu sous la Ve République.

Une participation à la mesure de l’offre politique

Le phénomène qui s’augure n’a rien d’étonnant. D’un côté, les partis anciennement hégémoniques il y a encore une dizaine d’années, le Parti socialiste et Les Républicains (ex-UMP), ont essuyé une défaite si cuisante à la présidentielle qu’elle a manqué de les faire disparaître du champ politique. De l’autre, sûre de sa victoire, la majorité présidentielle a joué la carte de l’inertie et du chantage démocratique jusqu’aux derniers instants, comme elle l’avait déjà fait lors de la...

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