L'État refuse le prénom de leur bébé, des parents sont dans l'incompréhension

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L'État est bien sévère. Lundi 9 janvier 2023, un couple originaire de la région Occitanie a témoigné auprès des journalistes de TF1 après que l'état civil a refusé d'accorder le prénom "Artús" à leur nouveau-né. Le motif de ce rejet ? L'apparition de l'accent aigu sur le "u". Les parents restent dans l'incompréhension depuis cette décision de l'administration. Ces derniers estiment que c'est une manière de perpétuer l'héritage de la langue occitane en donnant ce nom à leur enfant. "Pour nous, le fait de donner à notre fils un prénom occitan, c’est lui permettre de maintenir un lien avec les générations précédentes et redonner un peu de dignité à notre culture", explique le père du petit garçon devant les caméras de TF1. La mère est toute aussi choquée : "C’est une incompréhension. Notre pays nous refuse notre culture, un prénom occitan".

Dans de rares cas, le prénom d'un nouveau-né peut être refusé par l'état civil et l'administration française. Si le refus est acté, les parents peuvent par la suite demander une dérogation auprès du procureur de la République. Il est chargé d'examiner "sans délai" si le nom attribué au bébé lui "paraît contraire à l'intérêt de l'enfant ou au droit des tiers à voir protéger leur patronyme" selon une loi du 8 janvier 1993. Interrogé par les journalistes de TF1, Jean-Louis Brenet, président de la Calandreta, association chargée de promouvoir les langues occitanes et françaises aux écoliers, estime qu'il ne faut pas laisser tomber les langues régionales, (...)

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