L’écriture inclusive, beaucoup de bruit pour rien ?

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La langue française a une expression bien à elle pour évoquer ces questions qui divisent les esprits et ressortent régulièrement : un serpent de mer. La guéguerre médiatique autour de l’écriture inclusive en est une parfaite illustration, la nouvelle obsession des milieux politiques, intellectuels et militants, qui s’écharpent joyeusement sur le sujet. Dernier assaut, celui du député LREM François Jolivet, à l’initiative d’une proposition de loi visant à interdire « l’usage de l’écriture inclusive pour les personnes morales en charge d’une mission de service public » ranimant une polémique surréaliste dont se contrefiche l’écrasante majorité du pays. Un « péril mortel » dénonce l’Académie française, qui ne donne pas dans la nuance. Ce langage égalitaire doit se généraliser pour mettre fin à l’oppression du patriarcat, revendiquent des supportrices, guère plus modérées. Chaque camp caricature l’adversaire : conservateurs machistes contre féministes hystériques.

Mais de quoi cause-t-on ? Explication : l’écriture inclusive est l’expression de la volonté de démasculiniser la langue française : féminisation des noms métiers ; utilisation de l’épicène (des mots dont la forme ne varie pas en changeant de genre) ou de termes neutres (« scientifiques » plutôt que « chercheurs ») pour effacer la supériorité du masculin sur le féminin. Pourquoi pas ? Mais le diable se niche dans un détail : le « point médian » qui regroupe le féminin et le masculin : un.e apprenti.e, des « ingénieur.e.s ». (...)

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