L’île Maurice côté saveurs : 4 expériences gourmandes inoubliables

C’est un paradis pour le farniente, mais il n’y a pas que la bronzette dans la vie. Pour les amateurs de cuisine et d’aventure, voici quatre adresses de tables atypiques (et hautement instagrammables) pour partir à la découverte de l’île. Tout en variant les plaisirs des papilles.

Dans le secret des vieilles carailles

Face à un champ de canne à sucre, dans la chaleur d’une cuisine aménagée sous un toit de tôle, l’odeur de la coriandre éclipse celle du feu de bois. Après avoir ciselé les feuilles, Marie-Michelle broie les racines d’une plante avec un cylindre de pierre qu’elle roule sur saroche cari, une longue pierre plate indispensable à la gastronomie mauricienne. Sur le feu, des samoussas frémissent dans le fond de la vielle caraille. Cette marmite noircie est un trésor. Elle se passe de génération en génération ; et vaguement sous l’eau entre deux utilisations. C’est son histoire qui fait le goût. Notre pétillante hôtesse explique sa cuisine avec un sourire, en écrasant maintenant la pomme d’amour (joli nom créole de la tomate) avec l’oignon, le piment, l’ail et la coriandre. Elle prépare le chatini, la sauce qui accompagnera les samoussas qu’elle nous a fait plier et cuire. Depuis qu’elle a ouvert il y a sept ans cette table d’hôte avec sa complice Brigitte, « chez Marie-Michelle », le principe est simple : on arrive tôt pour mettre la main à la pâte, et apprendre de ces deux impayables grands-mères quelques recettes familiales d’antan. Echanges, rires et authenticité garantis. Puis des fourneaux, on passe à table : farata, soupe, brèdes chouchous, cari poulet, ragoût de cochon noir… On se régale, on se ressert, on se raconte. Le rhum gingembre maison accompagne pour le dessert papaye et glace coco. Sur cette terrasse où l’hospitalité et le partage sont lois, la gourmandise n’est pas un défaut. On repart le ventre plein et le cœur léger.

KOT Marie-Michelle, Chapel Lane, Midlands. 35€ le déjeuner avec atelier cuisine, sur réservation


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