L’Académie des César renonce à mettre en avant les personnes accusées de violences (mais pas à les récompenser)

Dominique Charriau

Depuis que l’affaire Sofiane Bennacer, accusé de viols et de violences par plusieurs femmes, a éclaté, l’Académie des César se questionne sur la manière de traiter les acteurs et actrices faisant l'objets de ce type d’accusations. Sofiane Bennacer, à l’affiche des Amandiers, avait en effet été retiré de la liste des Révélations 2023 après l’enquête de Libération qui recensait plusieurs témoignages contre lui. Mais après plusieurs années de polémiques, notamment autour de la consécration de Roman Polanski en 2020, l’Académie a voulu agir, explique le Huffington Post. À partir de cette année, “par respect pour les victimes (même présumées en cas de mise en examen ou de condamnation non définitive)”, elle a décidé de “ne pas mettre en lumière des personnes qui seraient mises en cause par la justice pour des faits de violence”.

Concrètement, explique l’Académie des César dans un communiqué, si “une personne figurant sur la liste des nommés fait l’objet : soit d’une mise en examen pour des faits de violence, notamment à caractère sexuel ou sexiste, passibles d’une peine de prison ; soit d’une condamnation en cours prononcée en raison de tels faits, elle ne pourra pas être invitée à la Cérémonie ni à aucun des événements qui lui sont associés et qui sont organisés par l’Académie des César”.

Rien n’interdit toutefois à ces personnes d’être nommées et donc récompensées, souligne le média Madmoizelle. La seule différence réside donc dans l’absence de ces personnes pour récupérer leur prix. (...)

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