L’air du métro est trois fois plus pollué qu’à la surface

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L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) demande que des mesures soient prises pour mieux mesurer la qualité de l’air dans les réseaux souterrains.

La pollution est partout, et surtout dans le métro ! Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), l’air qu’on respire dans le métro est en moyenne trois fois plus chargé en particules fines qu’en surface. Une concentration bien supérieure aux seuils fixés par l’OMS.

Sept agglomérations en France ont des métros souterrains : Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rennes, Rouen et Toulouse. Le taux de particules dans l’air y est « en moyenne trois fois plus élevé que dans l’air extérieur urbain » constate l’Anses.

Un taux dû surtout au frottement avec les voies, notamment au moment du freinage. Les poussières sont en outre remises régulièrement en suspension au passage des rames. Une exposition forte pour les usagers comme les employés des réseaux souterrains, et qui n’est pas sans conséquences : selon les autorités de santé, la pollution de l’air est responsable de quelque 40 000 décès prématurés par an en France.

Des indicateurs à améliorer

L’Anses avait été chargée en 2019 d’une étude sur l’élaboration des « valeurs guides de l’air intérieur (VGAI) » dans les « enceintes ferroviaires souterraines ». Mais après avoir passé en revue les données disponibles, l’Anses estime ne pas pouvoir définir de « VGAI », basées uniquement sur des critères sanitaires, fautes d’études en nombre suffisant.

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