« De l’amour » au Palais de la découverte : l’expo qui dissèque le sentiment amoureux

Valérie Robert

L'exposition "De l'amour" au palais de la Découverte, à Paris, nous explique le sentiment amoureux par la science.

Quand on aime, le cœur palpite, mais le cerveau aussi. C’est, entre autres, ce que l’on retiendra de l’exposition « De l’amour »*, qui ausculte le sentiment amoureux par le petit bout de la lorgnette scientifique. Aujourd’hui, les imageries médicales s’intéressent aussi aux émois du cœur, qui ont les mêmes manifestations que ceux du stress : respiration accélérée, transpiration, bouche sèche, pupilles dilatées... On sait que ce ne sont pas les mêmes zones cérébrales qui sont activées quand il s’agit de désir ou d’amour. Le premier sollicite des aires impliquées dans les perceptions sensorielles, tandis que le second vient titiller celles autour de l’image de soi, du langage, de l’empathie. Loin de tout romantisme, on apprend aussi que, lors d’une rencontre amoureuse, certaines zones cérébrales sont éteintes, en particulier le cortex préfrontal lié au jugement critique. En clair, on discerne moins les défauts de la personne adorée, ce qui confirme l’expression selon laquelle l’amour rend aveugle ! Et quand le chagrin d’amour survient, il suscite, toujours selon les scientifiques, un manque com- parable à celui dû aux addictions aux drogues, entraînant dans le cerveau une activation similaire à celle liée aux souffrances physiques. Heureusement, en sortant de l’exposition, on reste persuadé quand même que l’amour n’a vraiment rien d’une science exacte...

Remerciements à Maud Gouy, commissaire de l’exposition. * Au palais d...Lire la suite sur Femina.fr

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