L’amour vache, un plaisir comme les autres ?

Nous n’apprécions évidemment pas que notre chéri joue les machos à la maison, refuse en bloc toute participation aux tâches ménagères ou s’adresse à nous comme un maître autoritaire à son élève. Et nous adorons ses petites attentions romantiques, comme un bouquet de fleurs ou un dîner aux chandelles. Mais au lit, c’est une autre histoire... S’il reprend ses atours de mâle viril et dominateur, ça ne nous déplaît pas vraiment. Admettons même qu’il nous excite davantage dans cet emploi de l’amant "dur à cuire" que dans celui du partenaire doux comme un agneau. Pourtant, pas question en cette époque de féminisme victorieux de reconnaître ouvertement notre attachement sous la couette à l’homme "version vintage" ! Ce serait carrément honteux. "Beaucoup de femmes vivent aujourd’hui une forme de dissonance cognitive. D’un côté, elles adhèrent au discours social visant à libérer les femmes d’une sexualité parfois qualifiée de patriarcale, à lutter contre les violences sexuelles et à insister sur le consentement. Mais d’un autre, elles continuent d’être excitées par leur partenaire, justement parce qu’il a ces pratiques sexuelles plutôt “cash” et considérées d’un autre temps", analyse Valérie Cordonnier, sexologue.

On aurait donc quelque chose qui cloche ? Pas d’autoflagellation, nous avons de bonnes raisons d’être aussi ambivalentes. Depuis notre enfance, nous avons été élevées dans l’idée que ces messieurs venant de Mars, ils sont naturellement enclins à une sexualité active, voire agressive. (...)

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