L’association du mois : Colibris, préparer le monde de demain

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Agacé par cette agitation dérisoire, le tatou lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

Faire leur part pour contribuer à la construction d’une société plus respectueuse de la nature et de l’être humain : c’est le leitmotiv des citoyens, de plus en plus nombreux, engagés dans l'association Colibris. « Le slogan m’a parlé tout de suite », raconte Ghislaine, 57 ans, infirmière de nuit, à mi-temps pour « se dégager du temps ». « J’ai été touchée par l’attention portée à la Terre et à l’humain. Cela m’a encouragée dès 2013 à participer à la création d’un groupe local Colibris à Nancy en me disant que l’énergie collective permettrait, peu à peu, de faire bouger les choses. »

Née en 2007 à l’initiative du penseur et écologiste Pierre Rabhi, la structure s’est donné pour mission d’« inspirer, relier et soutenir » les citoyens faisant le choix d’un mode de vie durable et solidaire, tous ceux qui ont des idées, inventent, expérimentent, coopèrent pour « construire un autre Demain ». « Ensemble on va plus loin, cette notion m’habite depuis toujours », témoigne Danièle, 65 ans, qui a rejoint l'aventure à Bordeaux en 2012. L’ancienne chef d’entreprise devenue thérapeute de la relation porte ainsi avec enthousiasme un passionnant projet d’Oasis : la création d’un lieu de vie autonome et solidaire où cohabiteront d’ici quelques années plusieurs familles. « On est tous enfermés dans nos peurs individuelles, on se sent impuissants. Rencontrer et échanger avec d’autres personnes ayant envie d’agir, de se mobiliser au sein d’un mouvement suffisamment grand pour avoir de l’audience sur des sujets comme l’alimentation, l’école,

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