L’avocate Gisèle Halimi, figure de la lutte féministe est morte à l’âge de 93 ans

Anaïs Guillon

L’avocate, femme politique et écrivaine Gisèle Halimi, qui a consacré sa vie à la cause des femmes, est décédée le 28 juillet à Paris, au lendemain de son 93e anniversaire.

Gisèle Halimi, figure féministe et femme de lettre franco-tunisienne s’est éteinte « dans la sérénité », a déclaré l’un de ses trois fils, Emmanuel Faux, estimant que sa mère avait eu « une belle vie ». Du procès de Bobigny en 1972, à la création de l’association pour le droit à l’avortement « Choisir la cause des femmes », en passant par son combat à l’Assemblée nationale pour défendre le remboursement de l’interruption volontaire de grossesse, Gisèle Halimi a consacré sa vie à la cause des femmes.

Fille d’un père berbère et d’une mère juive, Gisèle Halimi s’intéresse très jeune à la cause féminine, aux droits des peuples et aux libertés fondamentales. Après des études à la faculté de droit de Paris, elle devient avocate et intègre le barreau de Tunis en 1949. Puis elle se rend à Paris pour poursuivre sa carrière d’avocate, en 1956.

Sa bataille pour les libertés fondamentales

A Tunis, la jeune avocate se fait arrêter par les autorités militaires tunisiennes pour avoir défendu des syndicalistes tunisiens. Politiquement engagée, elle commence à se faire remarquer. Parmi les causes qui lui tiennent à cœur, figure celle de l’indépendance de l’Algérie. Elle dénonce les atrocités commises par l’armée française et prend la défense du MNA (Mouvement National Algérien). En 1967, Gisèle Halimi préside la commission d’enquête du tribunal Russel, sur les crimes de guerre perpétrés par l’armée...

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