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L’efficacité du dépistage du cancer mise à mal par une nouvelle publication scientifique

Le dépistage du cancer sauve-t-il des vies ? La question peut paraître incongrue, à la veille d’Octobre rose. C’est pourtant celle posée par des chercheurs de l’Institute of Health and Society de l’université d’Oslo dans une importante étude¹ publiée fin août par la revue « JAMA Internal Medicine » : dans quelle mesure le dépistage du cancer, promu pour sauver des vies, permet-il d’allonger l’espérance de vie ?

L’étude porte sur les tests de dépistage du cancer du sein, du poumon, de la prostate, et colorectal

Passant au crible 18 essais cliniques randomisés (2,1 millions de personnes avec plus de 9 ans de suivi), les auteurs de cette méta-analyse ont évalué la durée de vie gagnée grâce aux tests de dépistage du cancer colorectal (sigmoïdoscopie, coloscopie, test fécal), du cancer du poumon (tomographie assistée par ordinateur), de la prostate (dosage PSA), et du sein (mammographie). Les résultats, obtenus en comparant le dépistage à l’absence de dépistage, sont déconcertants : l’allongement de la durée de vie n’est pas clairement démontré pour cinq des six tests de dépistage couramment utilisés.

D’après cette publication, seul le dépistage du cancer colorectal par sigmoïdoscopie a augmenté « considérablement » la longévité (de 110 jours) dans les essais. « Aucun résultat statistiquement significatif » pour le dépistage par mammographie (cancer du sein) et pour la recherche de sang occulte dans les selles (cancer colorectal). Quant au dépistage du cancer colorectal ...


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