L’ibuprofène est-il vraiment dangereux en cas de Covid-19 ?

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"La prise d'anti-inflammatoires pourrait être un facteur d'aggravation de l’infection" : c’est ce qu’avait déclaré le ministre de la Santé, Olivier Veran en mars dernier sur son compte Twitter, suite à l’avertissement de la Direction générale de la Santé…

Si des spécialistes alertaient en effet sur l’usage d’anti-inflammatoires (AINS), il y quelques mois, lorsque la Covid-19 commençait à se propager sur le territoire français, de récentes études viennent contredire ces déclarations.

Des travaux menés récemment montrent que l’ibuprofène, l’un des anti-inflammatoires pointés du doigt dans la prise en charge des symptômes de la Covid-19, ne provoquerait pas les effets négatifs évoqués précédemment.

Il a notamment été dit que ce type de médicament augmentait les risques de complications et de développement de forme grave de la maladie, chez les personnes infectées par le virus, qui cherchaient à faire baisser la fièvre ou soulager les maux de tête à l’aide d’un anti-inflammatoire.

Mais selon le Docteur Sergi Xaudiera et le Professeur Ana S.Cardenal de l’Université ouverte de Catalogne en Espagne, cette information, qui a pourtant été relayée par de nombreux spécialistes et médias depuis plusieurs mois, serait erronée.

Dans un article publié sur le site Misinformation Review, les deux spécialistes espagnols expliquent que cette alerte sur l’usage de l’ibuprofène dans le traitement du coronavirus est devenue virale, car elle a été relayée par des sources officielles.

Mais en réalité, cette mise en garde ne repose sur aucune étude, et uniquement sur une constatation de la part de médecins en milieu hospitalier : dans cette lutte contre le coronavirus, les cas graves ont en effet en grande partie eu recours à des anti-inflammatoires pour réduire la fièvre et la douleur, mais cela ne signifie pas que c’est ce médicament qui est responsable des complications.

"Depuis mars, on a bien avancé. Une bonne dizaine d’études ont été faites. Est-ce que les AINS augmentent le risque d’attraper (...)

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