L’imam Iquioussen en fuite après la validation de son expulsion

©AFP

Le conseil d’État a validé son expulsion mardi, et son domicile a été perquisitionné.

Introuvable. Le Conseil d'Etat, plus haute juridiction administrative française, a donné mardi 30 août son feu vert à l'expulsion vers le Maroc de l’imam Hassan Iquioussen, réputé proche des Frères musulmans, conformément à la demande du ministre de l'Intérieur.

À lire également >>  Ecole : le piège de l'islamisme

Mais dans la soirée, alors que les policiers sont venus l'interpeller à son domicile de Lourches, près de Valenciennes (Nord), ils ne l'ont pas trouvé, selon une source proche du dossier à l’AFP. Il est désormais considéré comme en fuite et inscrit au fichier des personnes recherchées (FPR), a-t-on ajouté de même source, en évoquant l'hypothèse que le prédicateur soit en Belgique.

Des thèses antisémites et complotistes

L'imam Hassan Iquioussen, 58 ans, tenait, selon les éléments recueillis par la préfecture du Nord dont l'AFP a eu connaissance, des discours « haineux envers les valeurs de la République dont la laïcité » et développait « des thèses antisémites ». Il lui est reproché aussi d'inciter « à une forme de séparatisme » et d'alimenter « des thèses complotistes autour de l'islamophobie ».

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, qui a accusé par voie de presse l'imam de semer « un jihadisme d'atmosphère », assume de prôner la fermeté face à une « minorité d'emmerdeurs » parmi les étrangers vivant en France. Il a précisé mardi soir, depuis le perron de son ministère, que « depuis 2017,...

Lire la suite de l'article sur Elle.fr

A lire aussi